Blog sur la production artisanale de voiliers classiques radio commandés, destinés à la "belle plaisance" en miniature.
Artisanal product of rc sailing boat, for a right experience of classic sail ! Our models are perfect for the lover of mythic hull, good trip !
Paradoxe de la voile RC : c'est un savoureux plaisir solitaire qu'on ressent mieux encore en le partageant. Pour preuve cette photo de 6 Youpi que je dois à mon ami Francois, Youpiste émérite, et qui porte en elle un bel espoir pour tous les amoureux de la belle plaisance : l'idée qu'on pourrait régater ensemble "classiquement" à la barre du même bâteau.
En toute logique, il devrait bientôt y avoir d'autres photos de ce genre dans un célèbre magazine de modélisme naval qui a généreusement ouvert ses pages à l'idée de cette monotypie, dans le cadre de la classe YC de la fédération française.
Une chanson disait, "laisse moi rêver un peu". Après tout, on est là pour ça...
La saison est plutôt à la construction, mais quelle plus belle motivation que ces quelques images de bonheur pur... Attention, ça gîte ! J'ai mis des petits commentaires publicitaires pour la gloire de notre si jolie passion !
Un bon souvenir à bord de "Bel Ami"... Du temps où mon téléphone faisait de belles vidéos :-(
(là c'est trompeur : y avait vraiment de belles risées, notez que le pont va jamais sous l'eau. C'est ça que j'aime dans ces bateaux : "45° de gite tout de suite, 60 jamais :-)"
Tout ça me rappelle que j'ai pas fait de vidéo de Youpi depuis les tout premiers essais, où le gréement était pas encore top. Bon je sais ce qu'il me reste à faire... Et vous savez ce qu'il vous reste à guetter !
Bonne nav à tous...
ps : (enfin) une nouvelle vidéo, qui n'est pas nouvelle mais que j'ai retrouvé par hasard sur l'ordi. Quand on aime...
Ne dites pas à l'architecte qu'il bosse dans la pub, il se prend pour Fife. Ne dites pas à l'ingénieur qu'il est médecin, il est certain d'être designer.Ne dites pas au stratificateur qu'il est coiffeur, ça l'embête. Ne dites pas à l'historien qu'il est retraité, il n'y croit pas. En fait ne dites rien, ici ça bosse : bienvenue au "chantier naval d'Ioa". Un chantier où un bateau en scratch devient une série, où chacun peut faire ce qu'il aime... A condition d'aimer ça !
L'équipe de constructeur en pleine réflexion intense : comment faire mieux, comment aller plus vite, comment faire plaisir ? Notez l'absence totale d'ordinateurs, ici on bosse "à l'ancienne".
Et que je ponce, et que j'enduis, et que je gratte... Et que je vérifie ! L'ennuie au chantier, c'est qu'on a pas les moyens des chinois pour la fabrication des coques. Du coup c'est "tout à la main" et pièce par pièce. Le résultat fait plaisir cependant : chaque semaine de nouveaux Youpistes rejoignent notre club informel. Eux non plus ne sont pas comme les autres : à leur façon ils font vivre le rêve et participent au développement de la voile classique, sans bruit, sans pub, dans le silence de leur atelier. Ou du notre !
Détail de fabrication à la sortie du tube de jaumière. Me demandez pas pourquoi : c'est l'une des combines que je préfère sur le Youpi. Une oeuvre collective d'un certain samedi de réflexion...
Après on va dire que c'est pas du luxe : voici l'intérieur d'un Youpi en cours de réalisation. Le bras de servo a une particularité : il est taillé dans un morceau d'acajou du Honduras offert par Patrick, et extrait d'un monument historique français qui a subit une importante restauration récemment. J'aime bien ce "luxe caché", que seul le Youpiste peut apprécier, bien caché sous la coque.
Je continuerai une autre fois la visite et les présentations, là le boulot m'attend !!!!
"Ce jour là il était trop loin, il avançait trop vite, il ne faisait pas beau".
"Ce jour là j'avais pas chargé l'appareil, y avait du monde, j'ai pas pensé".
"Là on voit un peu mais en fait, patati, patata..."
J'ai dans l'ordinateur une collection de ces photos trop floues, trop lointaines, trop sombres, qu'un détail technique a écarté de la postérité. Sur chacune pourtant, pour qui sait regarder, on voit un moment de ceux qui font faire "clic" sur le petit bouton. Un coup de gîte heureux, une vague d'étrave particulièrement éloquente, un sillage, un souffle, 3 fois rien.
Et finalement j'en arrive à me dire qu'il vaut mieux rater la photo que le bateau, que peut-être une navigation n'est pas de ces moments que l'on fixe. Qu'il faut savoir laisser partir le passé, surtout quand il a des voiles en tissu, un pont latté, du vent dans le dos... Et qu'il ne demande que ça.
N'empêche, je les aime bien, ces photos ratées. Elles montrent un mouvement, la fragilité d'un instant, elles offrent surtout d'apprécier ce qu'on ne prend jamais le temps d'apprécier. Ces instants futiles où l'essentiel se cache peut-être.
ô la belle leçon, ô la bonne baffe... Depuis que je mets du carbone partout pour obtenir plus de raideur à la toile, depuis que je fais des tests avec des voiles en calque, j'avais oublié l'essentiel : vérifier qu'il y avait vraiment un intérêt à l'emploi de ces matériaux.
-Suite à une journée particulièrement ventée, flying Scottman m'a confié ses voiles en tissu, persuadé que ma coque, doté de ce gréement carbone/tissu, aurait un comportement différent.
Résultat : sa bôme en carbone, agrémentée d'accastillage métalique, est 2 fois plus lourdes que ma bôme en acajou.
Ses voiles en tissu sont à peine 15% plus lourdes que mes voiles en calque et 100 fois plus jolies. Comme souvent l'adage se vérifie : "c'est avec les grammes qu'on fait les kilos". Dans ma course au poids, j'ai cherché à sacrifier l'essentiel quand le futil aurait suffit.
Il ne s'agit pas d'être "tout l'un tout l'autre", mais la supériorité du bois sur le carbone, ainsi constatée, méritait d'être souligné. Le résultat est tout à l'honneur des Youpi ceci dit : l'hestétique y gagne encore avec les voiles en tissu... Et le comportement est toujours très sain. On avance..;
"Si on faisait autant d'efforts pour améliorer que pour critiquer".
Voici une nouvelle livraison de coques de Youpi, patiemment mises au point par qui vous savez, joliment réalisées par Pierre et Machu, et tout aussi superbement optimisées dans l'aménagement par Francois, eminent Youpiste de la non moins éminente AMI (Alliance des Marins d'Ioa).
Il faut bien dire que jusque là j'avais pas fait grand chose pour rendre le monde plus joli. Cette entreprise philantropique à but franchement indéfini sera donc ma modeste contribution en même temps qu'une satisfaction bienvenue dans cette vie qui en est parfois avare. Par la beauté des lignes "classiques", par la façon dont elles jouent de la lumière, par la patience infini et le travail délicat de leurs auteurs, ces coques de Youpi valent bien le sourire dont, au fond, elles semblent inspirées !
Par les amitiés qu'elles transportent, par l'évasion qu'elles procurent, par les bateaux qu'elles préfigurent, par les chagrins qu'elles consolent et les bonnes causes dont elles se veulent les timides soutiens, ces coques deviennent chaque jour un peu plus des oeuvres d'art...
Et surtout des supers "machines à bonheur", qui vont sur l'eau !
Member of Royal Scottish Yacht Squadron of Glasgow,
membre "F1" de l'AMi, Alliance des“Marins” d’iOA .
Samedi 20 juin 2009 : d’un Premier Rendez-Vous Nautique.
- Rendez-vous sur le “lac”(parce qu’animé par une fontaine comme à Genève !) de la Lave deBruay-la-Buissière.
- Mise à l’eau de “Sourire”lethonier de l’île de Groix au1/20 de Denis “l’Ollonais” superbe danssa livrée blanche et vert d’eau, avec ses toiles écrues et cachou. C’estun vieux gréement bien dans ses lignes, à la voilure efficace malgré la pétole; un régal pour les yeux et de bonnes sensations pour son capitaine. Lesdernières modifications apportées en ce mois de juin se révèlent judicieuses.
- 1ère mise à l’eau d’un desdeux Fortune 612 II de Kyosho, reçus courant de semaine. Mon torpilleur de poche “ l’Escopette”construit à l’âge de 16 ans ne rend pas hommage au beau “Sourire” et mon vieuxClasse M est inadapté à cette mare aux canards. Ce classe A au 1/40èmeest un jouet ! Une catastrophe que ses bômes en plastique souples qui rendentles voiles incontrôlables ! Ceci écrit, le modèle montre néanmoins du caractère; à faire évoluer, selon les conseils avisés d’Alain l’efzone exilé. Lesexcellents commentaires de ce vaillant skipper de l’Odysseus m’ont décidésquant au choix du Fortune 612 pour son potentiel évolutif.
L' "Escopette", vaillant petite chose militaire au 1/32ème , en polystyrène extrudé marouflé à la toile de verre, un défi de construction flash en un week-end entre frères...
Dimanche 21 juin 2009 : dela Découverte d’unNouveau Monde.
En naviguant au gré de la toile (on ne se refait pas!), touten lançant quelques commandes, je découvre un blog fabuleux : des VoilesClassiques ou de la Belle Plaisance. De magnifiques images et de superbesvidéos de fabuleux modèlesà gréementaurique illuminent mon écran. “Bel Ami” et “Youpi” s’y découvrentavec une grâce que seule égale la poésie des textes de leur auteur, uncertain Dominique. Et de retrouver plusieurs interventions de notre architectenaval poète sur différents forums. Pas toujours compris mais c’est bien larançon du génie !Et tant pispour les ”marins” méfiants, cyniques et hâbleurs. Notre personnage m’apparaît des plussympathique et son projet doit se finaliser ! Comble de bonheur, noussommes voisins ! Je lance timidement un courriel afin de convenir d’unrendez-vous. Au bord de l’eau...
Mercredi 24 juin 2009 :de la Naissance d’une Amitié et d’un Bateau.
C’est sur les berges du lac desEspagnols que je rencontre pour la première fois Dominique. Colosse de plus d’1,80mau regard pétillant et pas loin de 100kg de bonté et d'enthousiasme ; le courant passe tout desuite ! Notre sybarite est venu en aimable compagnie. “Bel Ami” le grand frèrede 1,30m et “Youpi” le petit de 92cm sont là, en polyester et bois, en calqueou toile de coton… Dominique me confie immédiatement “Youpi”, en toutesimplicité ... Risées traîtresses et vents tournants, les pires conditions pourdes gréements auriques.... Mais ça voile, avec élégance… Les empannages telsdes envols de papillons se succèdent, les virements de bords sont vifs, les démarragesfoudroyants à chaque coup de vent, les bômes touchent l’eau et les grand-voilesde se rafraîchir à l’ondée parfois. Mais tout cela, sans appréhension ; lecomportement des modèles est trèssain avec un cap tenu naturellement, sans abattée mortelle ni aulofée pénible. Avec“Bel Ami” entre les manettes, les sensations se rapprochent de la réalité,échelle oblige…Le plus étonné de ces moments de bonheur simple est notre poète! “J’avais une certaine angoisse quant à leur capacité dans un tel temps maisje suis rassuré ! “. Et de lui répondre : “Ami, tu es un génie ! ”. Il sefait tard, la moitié des haubans est rompue, les pieds de mât ont souffert maispas de grosse casse à déplorer. “ Viens à la maison, je te file une coque . ”. Là haut, à Toufflers, je pénètre dans l’atelier de l’architecte naval ;une agréable petite pièce carrée avec le gai bordel que les manuels connaissentet que leurs moitiés supportent ! Surprise de taille ! Parmi les quelques outilsde découpe ou de perçage et une superbe scie à chantourner, merveilleux cadeaud’Alice, pas un seul instrument de mesure, pas même un double décimètred’écolier ! Ne parlons pas de compas, de rapporteur ou d’équerre... Notrearchitecte naval travaille avec ses yeux et ses mains. Comme Natanael Herreschoff, cet illustre architecte américain qui ne dessinait aucun plan mais sculptait sesdemies coques qu’il faisait apprécier par son frère aveugle possède 6 aiguières d'argent à son actif ! The wizard of Bristola un descendant, Dominique, le Sorcier de Toufflers ! Un bisou à Antoine, lemoussaillon de la maison et je repars avec un coque de Youpi de 700g et des rêvespleins la tête qui deviendront réalité, j’en fais serment ! Ce soir, jesuis le plus heureux des capitaines !
Samedi27 juin 2009 : d’un Défi de la Belle Plaisance.
Je me propose un défi digne de ceux del ‘America’s Cup ; un calendrier de chantier avec une première mise àl’eau pour le 14 juillet ! Ma devise sera de “Faire au plus simple et au plus vite" mais dans l'esprit du Sorcier !
Côté radiocommande, 2 voies avec pourles voiles un système à deux poulies de diamètre différent (50mm et 25mm)superposées, permettant un ajustement différencié ( course = 2pRxtours) avec un seul servode la grand-voile d’un côté et de la trinquette et du foc de l’autre. La sécurité du systèmefermé avec poulie de renvoi me gène, vue l’étroitesse de l’accès à l’intérieurde la coque (trappe d'accès de 4cm sur 20cm au final), le pont une fois posé… Je décide donc de bien étudier des joues depoulie d’écoute suffisamment larges pour éviter les perruques d’écoutes devoile ; le servo treuil est positionné en biais afin de limiter encoreplus le problème. Les écoutes sortent sur le pont par un tube de laiton coudé etvia un parcours de simples pitons gagnent la bôme de grand-voile ou la trinquetteet le foc ralingués avec un jonc de carbone de 2mm. Cela anime agréablement lepont ; comme les personnages au 1/40ème récupérés sur les Fortune.Tiens, bien voilà mon échelle ! Le 1/40ème !
Pour les espars, tubes de carbone dediamètres dégressifs feront l’affaire…
À trouver, du tissu de voiles en fibresnaturelles, Dominique y tient ;
À résoudre, le problème du pont latté,Dominique y tient également ;
Autre devise personnelle : “Lemoins de pièce d’accastillage spécialisé possible.”. Une visite attentive dansun grand magasin de bricolage et dans une grande surface de sport , aux rayonscerf volantset matériels pêche permetd’acquérir la quasi totalité des matériaux et de l’accastillagenécessaires ; petits et plus gros pitons en acier ou en laiton, tube delaiton pour la jaumière, corde à piano, fil de pêche en mer inox avec sleedeset émerillons, ligne de cerf volant, colle à bois, traverses de raminou planche de contre plaqué multiplis,vernis et peintures automobiles en bombe…
Soiréesde la semaine du 29 juin au 4 juillet 2009 : de l’Evolution d’un Class A.
Après le travail, quelques heures sontpassées avec succès à améliorer un de mes Fortune. Installation d’un servo devoile plus puissant, remplacement des espars en alu ou plastique en carbone,découpe de jeux de voiles en icarex pour cerf volant, ces modifications aiséesdonnent une tout autre allure à notre jouet !
J’établis le premier plan de« Youpi » avec une vue de coupe et de dessus quant à l’aménagement del’intérieur de la coque, emplacement des barrots et des trappes d’accès,positions des servos de l’émetteur, de l’interrupteur, des accus, courses desécoutes et dusystème de barre etun plan du gréement avec calcul du centre vélique et du centre antidérive ; ce diable de Sorcierde Toufflers nous a dessiné un bateau avec un centre vélique à 1cmdevant le centre anti dérive ! Tout cela de façon empirique ! Pasmal ! Le devis de poids devient la question centrale ; avec ma coquede 700g, les éléments de la radiocommande pour 200g, le pack d’ accus de150g ,un lest de 500g, une toile et ses espars pour 200g , le pont pour 150g et lebois de structure interne pour 200g, puis encore l’accastillage sans oublier lacolle, le vernis et la peinture… J’espère un déplacement de 2kg et 2,5kg ?
Samedi5 juillet : du Démarrage du Chantier Naval de “Lady Anne”.
La personne la plus chère à moncœur se prénomme Anne. Pour moi, les bateaux dessinés par William Fife III sonttous des chefs d’œuvre …. Ce sera donc “Lady Anne”, du Royal Scottish YachtSquadron, de Glasgow, une ville géniale !
C’est de bon matin que je descend à lacave retrouver une petite piscine dans laquelle barbotaient joyeusement mes troisfilles encore enfants… ô tempora , ô mores ! Notre piscine se gonfle et seremplit d’eau tandis que fondent 500g de plomb de pêche à maquereau sur unréchaud…. Dans la coque garnie d’aluminium et plongée dans l’eau, le plomb enfusion coule, alchimie délicieuse, pour former le lest.
Après un repas genrebrain storming plein d’enthousiasme, Deniset moi découpont toutes les piècesen bois nécessaires, safran, barrots et listons. Finalement le choix d’unebarre à fil est fait. Étant donnés le faible espace disponible sous le pont etle caractère très incliné du tube de jaumière et de l’axe du gouvernail(50° !) c’est un système relativement simple, efficace et fiable. En finde journée, séance récréative de voile sur la Lave. Le Fortune modifié révèle descapacités certaines !
Semainede 6 au 10 juillet 2009 : de la Naissance d’une Déesse.
Chaque soir, en rentrant du boulot, je retrouvema coque avec plaisir ! Deux heures de bonheur sur le chantier naval avecLady Anne…La réflexion initiale porte ses fruits ; j’avance vite et bien,sans souci particulier…collages à l’époxy rapide, tubes decarbone emmanchés, pitons et babiolesde bijouterie pour les poulies, les accroches de points de tire ; dérogation à mon postulat du cheap but class, j’offre à maLady une splendide roue de gouvernail en laiton pour 6 euros !Un soir, je passe au Toto ducoin ; on y trouve du tissu chatoyant à boubou, de la nappe plastique pourcuisine, du tissu à paillettes pour déguisement… J’y dégote un tissu blanc 50% coton/ 50% polyester, avec beaucoup de tenue, faisant 125g/m2 au prix de 5,50 eurosle mètre, en 1,60m de large ! Satinette qu’elles appellent ça mesvendeuses adorées. La robe de Lady Anne est dessinée et découpée le mêmesoir. Point de couture ! Un ourlet marqué au fer et un collage avec unecolle à tissu du rayon mercerie et le tour est joué, en une seule et uniquesoirée ! Avec le temps va tu verras...
Samedi11 juillet 2009 : des Goûts et des Couleurs suivi du Plomb dans la Tête.
Atelier peinture dans le jardin, sousle soleil... Blanc mat pour les œuvres vives et bleu marine brillant pour lesœuvres mortes ; peintures automobiles en bombes. Comme je dois valider mes options, pragmatique, je décide decoller un pont en Vénilia transparent à la place du futur pont latté ; unbout de ruban adhésif blanc pour ceinturer le tout … Mais c’est superbe celiston blanc en haut de coque ; le schéma de peinture est trouvé blancbleu blanc, le drapeau écossais… Le captain « the Flying Scottsman »est un capitaine heureux ! La “Lady Anne”.sera assurément la plus belleunité du Royal Scottish Yacht Squadron de Glasgow ! Foi d’Ecossais !
Émotion à l’occasion de la « miseen baignoire ». Que ceux qui ne connaissent pas ce moment sachent qu 'il peut être terrible ! C’est un instant de vérité qui peut finir à une miseen boîte voire une mise au rebut ! Lady Anne manque de poids ! Pasmoins de 500g ! Je voulais un mannequin et j’ai modelé uneanorexique …Séance piscine+camping-gaz, le retour. J’ai une certaineappréhension de fondre 500g de lest supplémentaires dans ma coque peinte maisje dois avancer… Miracle de l’eau bénite (et froide) ! Le lest atteintmaintenant le kilogramme et la robe de la mariée est restée vierge…
Mardi14 juillet 2009 : de la Première Mise à l’Eau de “Lady Anne“…
11heures. Le soleil brille, le vent s’amuse et Dominiquem’attend à iOA. iOA ? C’est le nom du ponton du lac des Espagnols surlequel Youpi connut son baptême. Un grandsourire de satisfaction et un certaine fierté lorsqu’il découvre “LadyAnne”.… Nous nous émerveillons encore et toujours du dessin de cette carènebien mise en valeur par le schéma de couleur. Déploiement du généreux gréement,vérification des commandes, identification du canal d’émission … Joie etcrainte se mélangent au moment de lancer ma “Lady Anne“. Le regard bienveillantdu Sorcier l’accompagne. Il m’a demandé si je voulais rester seul pour cetinstant ; un gentleman je vous dis ! Ça voile comme dans unrêve ; Elle navigue de conserve avec son frère “Yes“ dans la plus pureharmonie ….Moment de plaisir partagé…
Quelquescaractéristiques :
échelle 1
- déplacement : 175 t
- voilure : 725 m2longueur de coque : 36,40 m
- longueur hors tout :44 m
- longueur de flottaison : 26,40 m
- maître bau : 6,80 m
- tirant d’eau :5,60m
-équipage : 40 marins
échelle 1/40ème
- radio : 2 voies
- déplacement : 2,75kg (coque 700g)
dont lest:1,250kg (45,45%du poids total)
avec 1100g plomb+150g accus
- voilure : 45,25 dm2
Grand-Voile : 24,74
Grand Flèche : 7,36(32 dm2)
Trinquette : 4,75
Foc : 6,25
Clin-Foc : 2,25(13,25 dm2)
- longueur de coque : 92 cm
- longueur hors tout : 110 cm
- longueur de flottaison : 66 cm
- maître bau : 17 cm
- tirant d’eau : 14 cmSemainedu 15 au 17 juillet 2009 : des Temps Modernes.
Finalisation des 2 Class A, “Magic Kiwi“NZL 59 du Royal Zealand Yacht Squadron d’aukland le bad boy et “Spirit of America“ USA 62 du San Diego YachtClub the blue butterfly. Les deux bêtes s’affronteront au mois d’août, sur lesaigues vives de l’Ardèche, dans des matchs racing acharnés !
la prochaine fois, les bêtes de course seront sur l'eau et les photos à regarder sans torticolis !
Quelques données techniques concernantl’ échelle 1/40ème :
- radio : 2voies / déplacement : 1kg dont lest: 360g (36% du poids total)/ voilure : 17,65dm avec grand-voile : 9,85 & foc : 7,8 /longueur de coque : 61cm longueurde flottaison : 56 cm / maître bau : 13 cm / tirant d’eau : 20 cm dérive sabreà bulbe
Semainedu 20 au 24 juillet 2009: d’un Rêve devenu Réalité.
- améliorations techniquesafin d’éviter les perruques d’écoutes au niveau du treuil ;
- découpe d’un nouveau jeude voile de 45 dm2 ;
- reprise du dessin de lagoutte d’eau de la pelle ;
- fabrication et mise enplace du pont ;
- mise en peinturedéfinitive de l’ensemble coque+pont ;
La Belle et la Bête au 1/40ème ou le choc des cultures
l'Albatros .... Sur son ber...
marins à la manoeuvre et gentleman skipper à la barre ...
imaginons du bleu à la place du vert...
Best French Regards, Sirs Beken of Cowes !
Les prochaines photos seront sur l'eau c'est promis." Lady Anne" ressemble trop à l'Albatros, même si j'ai toujours plaisir à la contempler...
Projetde création de l’ AMi, l’Alliance des“Marins “ d’iOA ! L’Alliance, c’est la force, les“Marins“ sont d’eau douce et iOA, c’estle berceau des Youpis ; avec pour devise, “Vela Dare ad Somnium… “ (Fairevoile sur le rêve) et création de son guidon et de son blason…
Dimanche25 juillet : d’une Fête Nautique qui sombre corps et biens !
Fêtenautique de la belle plaisance en iOA … Reportée au lundi 26 juillet ; leCommodore Dominique est un homme très important, donc un homme fort occupé !
Vous connaissez ça : les risées qui courent sur la surface, le sifflement d'une rafale, le vent d'Est qui passe à l'ouest en 2 secondes, puis arrive de dessus, de dessous, de partout comme de nulle part ? Dommage, j'avais pas pris l'appareil photo, il y a des jours comme ça où de toute façon les mains sont occupées.
Et vlan, voici Youpi et BelAmi qui vont se mouiller le museau dans ce qui commence à ressembler à des vagues. Voilà l'étrave qui postillonne son écume sur le guindant, voilà les écoutes bandées à mort et le pont qui accélère, accèlère, accèlère encore, contre vent et marée.
L'image le dispute au son : les bateaux s'animent, taillent littérallement la route, fendent la surface. Ca empanne sévèrement, ça gîte dangereusement, ça accélère forcément. Les bateaux sont à l'aise, aucun signe de surtoilage véritable, hormis ce sentiment que le gréement ne peut en accepter plus.
Comment retenir un cri de joie, pourquoi retenir un cri de joie ? Voici le sillage qui gonfle derrière les coques, voilà mon Youpi qui, voiles en ciseaux, se dispense d'enfourner et menace même de partir en surf (bon là j'exagère un peu, mais sans rire vous auriez dû voir ça...).
Au pire de la "tempête", décision est prise de ramener les navires au port, ils ont tout donné, ils se sont bien donné, l'heure est à les ménager. Fâché sans doute, Youpi pête 2 haubans, fabriqués certes un peu vite pour permettre l'essai. Il revient néanmoins au port sans trop de dommage : le bas du mat pêté, un peu, comme un témoin de la force du vent. BelAmi a son tour : je le porte, une rafale vient lui arracher 2 haubans, le bas du mat s'abîme aussi. M... (gros mot connu).
A noter : il a attendu d'être à terre pour lâcher, c'est déjà ça. On fait le tour des bateaux avec François qui constate que bon, le voilier classique RC, c'est quand même autre chose. Tout le temps un truc à réparer, des pièces qu'il serait bon de modifier, de la casse, le doute qui peut accompagner certaines manoeuvres, la peur parfois d'aller trop loin, de tirer le bord de trop, de ne pas savoir s'arrêter...
Entre 2 bateaux blessés, arrêté dans son essai par un vent vraiment énervant, face à l'évidence d'une mise au point qui reste à faire, devant l'épouvantable liste des efforts à consentir pour pouvoir, lui aussi, profiter d'un tel jouet, François a décidé de devenir Youpiste et s'en est allé avec une coque à terminer.