"Quand on aime les voiliers classiques, on les aime dans toutes les tailles !"/" When they like the classical sailing boats, they like them in all sizes! "
L'auteur du titre ne m'en voudra pas trop de lui piquer ainsi cette vérité première, elle a plus de poids sous sa plume que sous la mienne, mais s'il peut le dire mieux que personne, n'importe qui peut le comprendre aussi bien que moi.
Ce nouvel article commence sur un mail reçu par l'un de vous, heureux lecteurs. Déjà ça fait plaisir... Mais voilà que le signataire de ce petit mot sympa construit lui aussi des voiliers et s'amuse indifféremment ou presque sur des unités classiques de 20 mètres... A 1 mètre.
This new article begins on a mail accepted by one of you, happy readers. Already this pleases... But and then the signatory of this small nice word constructed also by sailing boats and has a good time equally or almost on classical units of 20 metres... In 1 metre.
Entendons-nous : je le savais ! Je me doutais bien que de l'armateur de Tuiga au restaurateur de chez Fairlies, tous les "merveilleux fous naviguants" étaient, derrière la passion de l'histoire, de l'authenticité, de la tradition, de grands gamins qui aimaient faire mu-muse au bord de l'eau juste parce qu'un bateau, c'est beau. Infiniement beau. Et que comme le dit (assez bien je trouve) le premier article du blog, l'imagination est le plus grand des océans.
J'aime beaucoup, énormément, passionnément cette idée qu'il n'y a pas "les petits et les grands", cette égalité devant le plaisir, l'émotion, la rêverie, le défi que représente, que cela pèse 1 kilo ou 100 tonnes, la maniabilité d'un peu de coton sur un peu de bois. Osons (j'ose) : cette camaraderie des amateurs de voiliers classiques, loin des images de yacht club et d'ostentation qu'on veut trop souvent coller à leur tableau arrière.
Passé ce petit moment d'auto-congratulation, j'en arrive à la motivation première de cet article : supprimer un instant cette frontière que mes promeneurs du dimanche, voir mes copains, imaginent parfois entre ce que je fais et ce que je rêve de faire.
Régulièrement, on m'ascène le fameux "vous aimeriez bien en avoir un grand !". Parfois, j'entends "eh oui bha au moins on peut toujours rêver" (dieu merci !). Quelquefois dans un dîner ou une discussion, j'en arrive à avoir de petits complexes quand on évoque mes loisirs de "marin d'eau douce" (je cite).
Regularly, they ascène me the famous " you would like a big well in credit! ". Sometimes, I hear " eh yes bha at least they can always dream " (thank God!!). Sometimes in a dinner or a debate, I succeed there in having small complexes when they recall my free time of " sailor of fresh water"Ceux qui ont vu "le dîner de cons", ou Jacques Villeret fait l'objet de railleries pour cause de passion "sans grandeur", voient de quoi je parle. L'élémentaire confiance en soi et la sincérité du plaisir éprouvé suffisent à balayer d'un revers de télécommande ce genre de pensées, mais y a des jours comme ça où on se sent plutôt d'humeur à se défendre qu'à laisser dire.
J'ai navigué sur l'atlantique, parfois encore je croise en mer du nord, je connais un peu la manche, l'iroise, le golfe de gascogne, la côte portuguaise, les canaries, gibraltar à la voile, tous les prénoms de la méditérrannée entre alboran et creus.
Sans doute le large offre une liberté sans bornes, sans doute on se sent vivre (et surtout mourir) dans de bons creux de 6 mètres, sans doute on fait plus rêver à présenter un visage buriné par des embruns que des chaussures salies par de la vase. Pourtant si je devais écrire un livre, il ne raconterait pas ce grand voyage sur les mers. Est-ce parce qu'on voit le bateau de l'extérieur ? Est-ce parce qu'en parfaite sécurité, on s'offre le loisir de relâcher son esprit mieux que lorsqu'on le taquine avec quelques frissons ?
Undoubtedly the open sea one give an unbounded freedom, undoubtedly feels living (and especially die) in good hollow of 6 metres, undoubtedly they more make dream to introduce a face engraved by spray that footwear mucked up by the sludge. However if I had to write a book, he would not tell it big trip on fact. Is it everything that one around me outside? Is it parce that security, on so much improved give free time of I want mind better than when they tease it avec some shiver?
Plus que la mer au final, j'aime les bateaux. Anciens, de préférence, et au fond je ne sais pas trop pourquoi. Beken of Cowes, le célèbre photographe, expliquait que le gréement aurique était particulièrement photogénique, de part sa façon de remplir la page et d'accrocher sur toute la surface d'une photo la lumière, là où un gréement bermudéen concédait au cadre d'un tableau 2 pans de ciel bleu. Peut-être ! Ce n'est en tout cas pas une question d'échelle (car la bonne taille pour une échelle, parole de modéliste, se mesure au plaisir qui s'y perche).
"Quand on aime les voiliers classiques, on les aime dans toutes les tailles".
Et comment Patrick ! Et comment !!!!
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13/03/2009, 11:17
Une annecdote vécue lors des CF 2007.
Je revenais de la deuxième navigation avec mon Shamrock III dans les bras. Dans une allée deux femmes prenaient des photographies des bateaux en exposition. Elles me tournaient le dos. Je leur demande un peu de place pour pouvoir déposer sur son ber mon voilier. L'une d'elle se retourne et voyant mon Shamrock III dit :" Comme j'aimerai beaucoup naviguer sur votre voilier”.
Cette remarque fut cette année là mon plus beau trophée. Je l'ai bien plus apprécié que la médaille d'or et le titre de CF obtenu le lendemain. Nous avions l'espace d'un instant partagé le même rêve.
Nous faisons parfois nos essais sur un bassin situé juste à la sortie d'une station de RER. En fin de journée les personnes restent plusieurs minutes à contempler nos voiliers naviguer plutôt que de se précipiter devant leur TV.
17/02/2009, 22:57
Scusa cni ma non le ho mai conosciuti i yachts del ventesimo... troppo giovane penso .... bravo a te intanto !
Quello che si perde nella sua passione perde meno che quello che ha perso la sua passione.
10/02/2009, 23:33
Bravo CNI pour cette esprit sans limite ou la taille n'a peur ni de l'immensité des mer ni de l'étroitesse des esprits qui l'entourent.
Je partage ce point de vu, pour l'avoir vécu et partagé. Nouveau venu à la voile, j'ai des années durant été habité par la passion de la course automobile à l'échelle 1 comme au 32ème.
J'ai piloté des formules Ford, Férrari, Mercedes AMG sur circuit et des slot cars sur des circuit de slot (circuits 24). Je n'ai jamais su trouver ma préférence ni même expliquer ce besoin de faire courir des jouets alors que la même semaine je masseyais au volant d'une machine de course. Sans doute que tout simplement la passion ne connaît ni taille, ni barrières.
Merci pour le bel esprit dont tu fais preuve et à bientôt sur l'étang des Bréguières, pour vivre ensemble un défit à la voile.